| | | UNE REALITE BRUTALE | | |
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| LES "TRAITEMENTS" NUISIBLES DE LA PSYCHIATRIE | |
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| | | INTRODUCTION | | |
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| DES VIES DETRUITES | | |
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« La croyance populaire veut que le traitement aux électrochocs ait été abandonné après le décès, dans « Vol au-dessus d'un nid de coucou », du personnage de McMurphy incarné par Jack Nicholson. Pourtant, des centaines de milliers de personnes à travers le monde en font encore l'expérience chaque année.»
Jan Eastgate |
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Le traitement par électrochocs - également connu sous le nom de thérapie électroconvulsive (ECT ou sismothérapie) - et les « traitements » psychochirurgicaux semblent faire leur retour. Pourtant, depuis le tout début, ces méthodes ont suscité un conflit acharné entre les psychiatres qui ne jurent que par elles et la multitude de victimes et leurs familles dont la vie a été complètement détruite par leur application.
Pour quiconque s'est senti mal à la vue d'images d'électrochocs ou d'opérations de psychochirurgie, la réponse ne fait aucun doute: ces méthodes s'apparentent bien plus aux tortures physiques imposées par un inspecteur de la Gestapo qu'aux thérapies dispensées par un vrai médecin. Cependant, les personnes qui ont vu de telles images sont rares, en particulier parmi les législateurs, et plus rares encore sont celles qui ont assisté directement à des électrochocs ou des opérations du cerveau. Le «traitement» consiste à envoyer à travers le cerveau un courant électrique allant jusqu'à 480 volts, lequel provoque une crise épileptique et de sérieux dommages.
Les psychiatres essaient de donner à ces méthodes une légitimité médicale: un cadre hospitalier, des assistants en blouse blanche, des anesthésiques, des médicaments paralysant les muscles et un équipement à l'apparence sophistiquée. Les effets des électrochocs sont horribles, mais on omet d'expliquer les conséquences aux patients et aux familles. Pire encore, lorsque des objections sont émises, elles sont rejetées.
Dans les discussions destinées à convaincre les patients réticents, on se garde bien de mentionner que ces deux procédures sont extrêmement lucratives pour les psychiatres et les hôpitaux. En effet, elles sont suivies de «soins» psychiatriques continus, longs et coûteux, qui garantissent ainsi aux psychiatres du travail et des revenus. |
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Les traitements par électrochocs et la psychochirurgie étant très lucratifs, ces pratiques font l'objet d'une complète désinformation, entretenue en grande partie par les psychiatres. Il existe en fait de nombreux scientifiques qui critiquent ces méthodes.
En 2004, le Dr John Friedberg, un neurologue qui a mené des recherches pendant plus de 30 ans sur les effets des électrochocs, a déclaré : « Il est très difficile de traduire en mots ce que le traitement par électrochocs inflige aux gens (...) il détruit leur ambition et (...) leur vitalité. Il les rend plutôt passifs et apathiques. (...) En outre, de mon point de vue, l'amnésie, l'apathie et le manque d'énergie que cette thérapie engendre sont les raisons pour lesquelles (...) ils [les psychiatres] continuent à l'administrer. »1
En tant que victime de la psychochirurgie, et non des électrochocs, Mary Lou Zimmerman sait ce que veut dire perdre son ambition et sa vitalité. En juin 2002, un tribunal a condamné la Cleveland Clinic dans l'Ohio, à verser une compensation de 7,5 millions de dollars (6 millions d'euros) à cette dame de 62 ans, pour une opération de psychochirurgie qu'elle avait subie en 1998. Elle était alors à la recherche d'un traitement qui la guérirait de sa compulsion à se laver les mains. Sur son site Internet, cette clinique se vantait d'un taux de réussite de 70%. On a dit à Madame Zimmerman que pour les 30% de patients restants, leur état demeurait inchangé mais n'empirait pas.2 Elle y subit donc une opération qui consistait à percer quatre trous dans son crâne pour en extraire quatre fragments de cerveau, approximativement de la taille d'une bille. Depuis cette opération, elle est dans l'incapacité de marcher, de se tenir debout, de manger ou même d'aller aux toilettes seule. Son avocat, Robert Linton, a déclaré: «Elle a tout perdu, si ce n'est la conscience d'être maintenant à ce point différente. (...) Elle est totalement handicapée et nécessite des soins en permanence. »3
De nos jours, rien qu'aux États-Unis, la thérapie par électrochocs rapporte près de 5 milliards de dollars par an à l'industrie psychiatrique (4 milliards d'euros). Toujours aux Etats-Unis, les personnes âgées de 65 ans reçoivent 360% d'électrochocs en plus que celles de 64 ans depuis que l'assurance publique Medicare prend en charge les soins à partir de 65 ans. Cela prouve indubitablement que l'utilisation de l'ECT n'est en aucun cas dictée par la compassion médicale, mais bien par le profit et l'avidité. Même si la psychochirurgie est moins fréquente aujourd'hui, près de 300 opérations de ce type, dont la lobotomie préfrontale, sont encore pratiquées chaque année aux États-Unis. En dépit de justifications scientifiques fumeuses, la brutalité de l'ECT et de la psychochirurgie montre bien que la psychiatrie en est restée au stade de la cruauté et de la barbarie de ses tout premiers traitements. L'objectif de ce rapport est de faire en sorte que ces « traitements », au même titre que le fouet, la sangsue et la flagellation, soient interdits et reconnus pour ce qu'ils sont : des actes criminels.
Jan Eastgate Présidente de la Commission internationale des Citoyens pour les Droits de l'Homme |
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1. Deposition of Dr John Friedberg, M.D., 24 mars 2004. 2. Peter Page, "Jury Slams Cleveland Clinic, A Single Evaluation?", National Law Journal, 24 juin 2002. 3. Roger Mezger, "Clinic Found Negligent Couple Cet $7.5 Million", Plain Dealer, 13 juin 2002; Benedict Carey, "New Surgery to Control Behavior", Los Angeles Times, 4 août 2003; Peter Page, "Jury Slams Cleveland Clinic", National Law Journal. 24 juin 2004, | |
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