Voici ce qu'ils écrivaient en 1967: «Les symptômes psychiatriques les plus communément induits par des causes médicales sont l'apathie, l'anxiété, des hallucinations visuelles, des changements d'humeur et de personnalité, la démence, la dépression, les pensées délirantes, des troubles du sommeil (réveils fréquents ou réveils précoces), le manque de concentration, les changements dans l'expression orale, la tachycardie [battement rapide du cur], la miction nocturne excessive, le tremblement et la confusion. »
Le président de la Société médicale populaire, Charles B. Inlander, et ses collègues ont écrit dans La Médecine en procès : « Les personnes avec des troubles du comportement ou des troubles psychiatriques réels ou présumés sont faussement diagnostiquées et blessées à un degré important. Beaucoup d'entre elles n'ont pas de problèmes psychiatriques mais des symptômes physiques qui peuvent passer pour des troubles mentaux. Étant mal diagnostiquées, elles reçoivent un traitement par psychotropes, sont placées en institution psychiatrique et tombent dans les limbes dont elles ne reviennent jamais. »
Le système éducatif responsable de la formation des psychiatres devrait aussi être tenu responsable des ravages causés par les traitements psychiatriques. Les cours dispensés ne servent qu'à former des gens qui n'ont aucun respect des droits de l'homme et, dans beaucoup de cas, aucun respect pour la vie humaine. Ces mots sont-ils trop durs ? Peut-être. Mais on ne peut accepter, au nom de la liberté de l'éducation, que l'on continue à enseigner des procédés suscitant tant de douleur physique et morale.
Les écoles et institutions psychiatriques, et les psychiatres eux-mêmes, doivent être tenus pour responsables des abus contre les droits de l'homme perpétrés quotidiennement au nom de l'«aide». |