| | | UNE REALITE BRUTALE | | |
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| LES "TRAITEMENTS" NUISIBLES DE LA PSYCHIATRIE | |
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Voici ce qu'ils écrivaient en 1967: «Les symptômes psychiatriques les plus communément induits par des causes médicales sont l'apathie, l'anxiété, des hallucinations visuelles, des changements d'humeur et de personnalité, la démence, la dépression, les pensées délirantes, des troubles du sommeil (réveils fréquents ou réveils précoces), le manque de concentration, les changements dans l'expression orale, la tachycardie [battement rapide du cur], la miction nocturne excessive, le tremblement et la confusion. »
Le président de la Société médicale populaire, Charles B. Inlander, et ses collègues ont écrit dans La Médecine en procès : « Les personnes avec des troubles du comportement ou des troubles psychiatriques réels ou présumés sont faussement diagnostiquées et blessées à un degré important. Beaucoup d'entre elles n'ont pas de problèmes psychiatriques mais des symptômes physiques qui peuvent passer pour des troubles mentaux. Étant mal diagnostiquées, elles reçoivent un traitement par psychotropes, sont placées en institution psychiatrique et tombent dans les limbes dont elles ne reviennent jamais. »
Le système éducatif responsable de la formation des psychiatres devrait aussi être tenu responsable des ravages causés par les traitements psychiatriques. Les cours dispensés ne servent qu'à former des gens qui n'ont aucun respect des droits de l'homme et, dans beaucoup de cas, aucun respect pour la vie humaine. Ces mots sont-ils trop durs ? Peut-être. Mais on ne peut accepter, au nom de la liberté de l'éducation, que l'on continue à enseigner des procédés suscitant tant de douleur physique et morale.
Les écoles et institutions psychiatriques, et les psychiatres eux-mêmes, doivent être tenus pour responsables des abus contre les droits de l'homme perpétrés quotidiennement au nom de l'«aide». |
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| | La solution la plus évidente aux abus psychiatriques serait de ne plus financer les pratiques psychiatriques qui perpétuent ces abus. |
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RESTAURER LES DROITS
La CCDH a mené avec succès des campagnes pour faire adopter des lois protégeant contre les «traitements » psychiatriques brutaux :
* 1976: En Californie, une loi sans précédent est votée. Elle interdit l'utilisation de l'ECT et de la psychochirurgie sans le consentement du patient et l'interdit sur les enfants de moins de 12 ans.
Cette législation est devenue une référence internationale dans le domaine de la santé mentale.
* 1993 : L'État du Texas vote la loi la plus restrictive à ce jour sur le traitement par électrochocs, interdisant son usage sur les enfants de moins de 16 ans. De plus, tous les décès survenant dans les 14 jours suivant l'administration d'ECT doivent être rapportés aux autorités.
* 1999: En Italie, le Conseil régional du Piémont adopte une résolution stipulant que l'usage des électrochocs devrait être interdit, au moins sur les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes, du fait que les psychiatres ne savent pas comment fonctionne l'ECT et que sa valeur scientifique est «discutable». De plus, aucun médecin ne devrait être contraint de le recommander.
* 1999: Une famille écossaise reçoit 82600 dollars (66414 euros) de dédommagement du Comité de santé du Grand Glasgow (GGHS) pour la mort de Joseph Doherty, 30 ans, qui s'est suicidé alors qu'il recevait des électrochocs en 1992. Son dossier médical indique qu'il avait refusé à maintes reprises de donner son consentement à l'ECT.
* 2003 : Aux États-Unis, l'assurance-maladie Medicare a cessé de rembourser les «séries d'électrochocs». Cette décision faisait suite à une étude montrant l'inefficacité et les dangers de cette pratique pour les patients. |
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| En 1993, l'État du Texas vota la loi la plus restrictive à ce jour sur le traitement par électrochocs, interdisant son usage sur des enfants de moins de 16 ans et rendant obligatoire une déclaration pour l'utilisation des électrochocs, les effets secondaires et les décès. |
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CRÉDITS PHOTO: 4A: Bettman/Corbis; 4B: Bettman/Corbis; 11: Jose Luis Pelaez/Corbis.
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