PRÉDATEURS (AGRESSEURS SEXUELS EN SÉRIE)
Grâce au courage et à la détermination des femmes qui ont révélé ces cas souvent malgré de grands risques et une intense angoisse, quelques-uns des auteurs de ces actes criminels ont finalement comparu devant la justice :
* En 2004, la condamnation (datant de 1998) du psychiatre canadien John Orpin pour abus sexuels sur ses patientes fut confirmée. Une fois sous l'effet de drogues, il violait et sodomisait ses patientes. Il attachait certaines d'entre elles à un mur et les battait à coups de ceinture. Le Dr Orpin leur disait que son pénis était un «bâton soigneur» et que le viol anal était «de l'amour absolu».
* Le 4 juillet 2002, le psychiatre londonien Kolathur Unni n'a été condamné qu'à 18 mois de prison. Pourtant, il avait infligé des violences sexuelles à une patiente durant une séance d'hypnothérapie. Unni avait un passé d'agressions sexuelles à l'encontre de patients et avait déjà été rayé de l'ordre des médecins de Nouvelle-Zélande pour des incidents similaires.
* Le 11 février 1998, William Cone, psychiatre dans le Missouri (États-Unis), était condamné à 133 ans de prison pour agression et perversion sexuelles à l'encontre de deux patientes. Cone leur avait dit qu'elles avaient été sevrées trop tôt et avaient besoin de «revivre leur relation avec leurs parents », ce qui nécessitait d'avoir des rapports sexuels avec lui. Pour les convaincre, il leur donna une grande quantité de médicaments psychotropes dont elles devinrent dépendantes. Cone prétendit alors que lui-même souffrait d'« alcoolisme et de dépendance sexuelle». Selon lui, il s'agissait d'une «forme de démence morale provoquée par ma préoccupation obsessionnelle du travail, du pouvoir et de la perfection... » |